Peer ou, nous ne monterons pas Peer Gynt

Peer Gynt dans sa légendaire quête de lui-même questionne la terre, ses ancêtres, la gloire et la foi dans un monde qui semble trop grand pour lui et qui le ramène à la vanité de sa démarche. Que devient l’idée de réalisation de soi à l’aune du réchauffement climatique et de l’idée que nous vivons les dernières années de la société industrielle, dans un univers rétréci et mourant? Est-il possible d’inventer de nouveaux héros capables de faire émerger une lueur d’espoir non carbonée sans sombrer dans le cynisme ou le déni?

« Peer ou, nous ne monterons pas Peer Gynt » s’inscrit dans plus d’une décennie d’exploration menée par la cie Jours tranquilles avec des chercheurs du monde académique Notre manière de travailler a évolué car le rapport au monde a changé : il devient de plus en plus évident que ce ne sont plus les propositions poétiques et sensibles qui sont « hors sol » mais les postures comptables les plus rationnelles et les plus technicisées. Ce ne sont plus tant les artistes qui sont « dans la lune », mais les partisans d’un modèle économique et d’une modernité qui vampirisent l’équilibre planétaire et menacent de l’effondrer. La technoscience et l’économie néolibérale font des plans sur la comète (en oubliant la Terre), tandis qu’un ensemble de propositions poétiques et situées tentent de trouver comment « atterrir » pour reprendre contact avec la nature et ce qui nous environne. Cette inversion radicale de l’intelligible et du sensible, du comptable et du concret, bref, de ce qui devient légitime pour fonder le monde , est la matrice de Peer ou,  nous ne monterons pas Peer Gynt.

 

A voir: A lire:
le teaser la presse
la captation