Manger seul

Après Médée/Fukushima, Fabrice Gorgerat et sa Compagnie Jours tranquilles s’emparent d’une nouvelle catastrophe, plus sournoise, plus répandue aussi. L’obésité gagne mondialement du terrain, l’Organisation Mondiale de la Santé parle d’ une épidémie globale très contagieuse. La prolifération des personnes en surcharge pondérale entraînerait une double catastrophe, à la fois économique et sociale.
L’hypothèse de base du travail, puisée dans les recherches des scientifiques associés à la création, est que l’épidémie se développe parce que l’humain n’est plus commensal*, il ne mange plus à la même table que les autres. Le manger souffre de l’individualisme, du moi, moi-même, je et des nouveaux schémas socio-familiaux.
Sur scène, une proposition poétique pour vérifier (ou non) que je suis ce que je mange, à l’heure où nos sociétés fabriquent du surpoids, où nos poulets, nos poissons, nos carottes et nos vaches sont devenus obèses.
Manger seul est le deuxième volet d’un triptyque sur les catastrophes, en collaboration avec des chercheurs du monde académique.

* du latin cum « avec » et mensa « table »

Soutiens, coproduction : Ville de Lausanne, Loterie romande, Migros pour-cent culturel, Pro-Helvetia, Arsenic, Centre d’art scénique – Lausanne, Théâtre Les Halles.
La phase de recherche du projet a été menée en collaboration avec la mission recherche et développement de la Manufacture-HETSR.

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