BachOwsky

Bach me fait un bien fou, Bukowski aussi. Le premier n’est qu’aspiration au divin, l’autre se vautre dans un quotidien dont on ne peut rien attendre mais dont il extirpe une poésie crue, directe. Tous les deux m’apaisent, m’insufflent de la vie, me donnent de la force alors que tout les oppose. Aussi je me demande s’il n’y aurait pas moyen d’opérer une fusion, de créer Mr. BachOwsky, un Frankenstein de l’art, un hybride avec qui finir ma vie, qui deviendrait mon meilleur ami, mon double et me permettrait de mieux dormir. La compagnie va s’atteler à créer en direct ce nouveau monstre. Puis nous partirons avec lui en camping, ferons les courses, irons au fitness et lirons la bible. Nous userons sa peau à la frotter au réel, pour voir jusqu’où il survivra. Je rêve que BachOwsky nous donne envie de forniquer dans les abattoirs, de nous aimer entre deux carcasses. Pièce intime et poétique, BachOwsky devra nous laisser vivre le gouffre que serait une vie sans art et nous donner envie de créer et créer encore.

Fabrice Gorgerat

A voir: A lire:
le teaser la presse
la captation
le documentaire

A écouter:

L’expérience de la catastrophe, Yoann Moreau (France Culture)
A propos de BachOwsky, Thierry Sartoretti (RTS)